#28 : Comment l’Arctique devient un enjeu géopolitique de premier plan

France 5 a diffusé début décembre un documentaire très instructif - disponible en replay jusqu’à la fin du mois - consacré à l’Arctique, dont la fonte accélérée, due au réchauffement climatique, ouvre le champ à « une nouvelle guerre froide entre la Russie, les États-Unis et la Chine ».

J’y ai retrouvé de nombreux éléments cités dans un bon ouvrage dédié à la géopolitique du climat, paru il y a 3 ans dans la collection Anthropocène (Seuil), et que j’ai ressorti pour l’occasion.

Pour ce numéro je vous propose donc, à partir de ces deux sources très documentées, un compte-rendu synthétique sur ce sujet amené à devenir central au cours des prochaines années et décennies.


Partie 1 : La nouvelle conquête

•  « Le rythme et l’ampleur des changements géophysiques en Arctique n’ont aucun équivalent dans l’histoire des derniers millions d’années », écrit Jean-Michel Valentin dans son livre « Géopolitique d’une planète déréglée ». La banquise y a fondu de près de 40% en 40 ans.

•  A mesure que le phénomène s’intensifie (la banquise pourrait totalement disparaître en été d'ici 2030), les peuples autochtones qui l’habitent assistent, impuissants, à une lutte larvée entre grandes puissances. « En langage Sami nous avons plus de 300 mots pour dire neige, mais pas un seul pour dire guerre » commente l’un de ses habitants.

•  Pour l'instant le pôle Nord n'appartient à personne. Huit pays sont considérés comme pouvant revendiquer la zone (Canada, USA, Russie, Finlande, Suède, Norvège, Islande, Danemark). Les 6 qui bordent la zone possèdent chacun une bande d'environ 370 km à partir de leurs côtes. Mais Vladimir Poutine, en particulier, lorgne bien au-delà.

•  La Russie exploite en Arctique des ressources depuis plus de 500 ans : du poisson, du bois, et des ressources minières depuis plus de 150 ans. Les champs gaziers de la péninsule de Yama sont les fers de lance de l'économie russe depuis les années 1970. Ils ont conduit à la construction d’un immense réseau de gazoducs, géré par Gazprom, qui fournit aujourd’hui à l'Europe 40% de son gaz. Mais désormais la Russie cherche à aller bien plus loin : elle entend mener une véritable « révolution extractiviste » selon les termes du chercheur Ugo Bardi, ce qui nécessite pour elle d’explorer l’un des environnements les plus hostiles sur Terre.

•  « L'Arctique est pour Poutine ce que la Lune était aux Américains dans les années 60, c’est-à-dire un vecteur de prestige national (identitaire, scientifique et technique), mais aussi - ce qu’on ne dit pas assez - une nécessité économique » explique un spécialiste interrogé. Selon Jean-Michel Valentin, en effet, « les champs de pétrole sibériens, mal et trop exploités durant la période soviétique, semblent être entrés dans leur phase de peak oil ».

•  Ce qui est en jeu dans l’Arctique : 1 million de km² de fonds marins et les richesses qui vont avec, enfouies sous la glace et encore méconnues. Une étude de 2008, qui a fait beaucoup parler, représentait la région comme un vivier gigantesque d'hydrocarbures, de gaz et de pétrole, en estimant que 30% du gaz et 12% du pétrole encore non-découverts y seraient situés - jusqu'à 412 milliards de barils de pétrole, soit plus d’1,5 fois les réserves de l’Arabie Saoudite. Près de 70% de ces réserves seraient situées dans la zone économique exclusive russe.

•  Outre l’opportunité des ressources, le passage du Nord-Est de l’Arctique est particulièrement convoité : il forme en effet le chemin maritime le plus court pour relier l'Europe à l'Asie (12 jours de moins que par la route habituelle qui passe par le Sud et le canal de Suez). Le passage n’est pas encore empruntable toute l’année, mais l'ambassadeur arctique de la Russie ne s’en cache pas : « nous espérons qu'il puisse y avoir un jour une navigation maritime durant toute l'année. Cela devrait arriver vers 2030. »

•  Pour ces raisons, la tension ne cesse de monter dans la zone. La Russie, après y avoir rouvert ses anciennes bases soviétiques, ne cesse d’en construire de nouvelles - leur nombre a doublé en l'espace de quelques années - avec des équipements militaires parfois très sophistiqués. Son but est clair : contrôler les bases maritimes du Nord.

•  La Russie ne cache pas cet objectif, et cherche même à le faire savoir : elle déploie à ce sujet toute une communication politique vis à vis de l'Occident, en invitant des journalistes occidentaux à venir voir ses bases, en multipliant les démonstrations militaires sur place, et en diffusant des images de Vladimir Poutine se mettant en scène en Arctique. Au-delà du message envoyé à l’extérieur, « ces images plaisent à une partie des Russes qui aiment s'imaginer comme les conquérants de l'espace du Nord » indique le documentaire.

•  Le 24 mars 2017, la Russie a simulé une attaque d'avions contre un radar norvégien, Globus 2. Les avions russes ont rebroussé chemin à quelques dizaines de kilomètres seulement de la cible. « S'il y a un conflit, la première chose que nous ferons sera de faire sauter ce radar » commente un politologue russe interrogé. Moscou voit dans ce radar, construit à 50 km de la frontière russe, les yeux et les oreilles de l'OTAN. « La Norvège doit comprendre que, maintenant qu’elle est devenue un avant-poste de l’Otan, elle devra faire face à la force militaire de la Russie », déclarait, en juin 2017, l’ambassadeur russe en poste à Oslo. « Par conséquent, il n’y aura plus d’Arctique pacifique ».


Partie 2 : La Russie, aux avant-postes

« Notre tâche la plus importante est de transformer l’Arctique pour en faire la base de ressources de la Russie au XXIe siècle » - Dmitry Medvedev, 2008

•  Le début de la révolution géopolitique de l’Arctique est souvent situé au 2 août 2007, quand une expédition scientifique russe, dont le but officiel est d’étudier les effets du réchauffement, envoie un sous-marin de poche planter un drapeau russe au cœur du pôle Nord, à l’extrémité de la dorsale océanique de Lomonossov. 

•  « Cette image du drapeau russe est l'une des plus marquantes de la politique arctique, dépassant de loin les autres symboles de la politisation de cette région » selon l’analyste Elena Wilson Rowe. Jean-Michel Valentin voit en cet événement « le symétrique du geste des astronautes américains déposant un drapeau américain sur la Lune le 20 juillet 1969 ».

•  « Le plus important pour nous est de montrer que c'est notre territoire et d'habituer les gens à le reconnaître comme une propriété russe pour que les concurrents n'y mettent pas un pied » explique un politologue russe.

•  Depuis 2007, la Russie a fait encore beaucoup de chemin. Elle a notamment investi de façon considérable dans les brise-glaces. C'est aujourd’hui la nation la plus dotée au monde en la matière, et de loin, avec deux fois plus de brise-glaces que toutes les autres nations réunies.

•  Autre évolution notable : passer par l'Arctique russe nécessite désormais de payer une taxe. La Russie s’y considère en effet souveraine pour décider ou non du passage de navires étrangers. Cette conception va pourtant à rebours du droit international, où la liberté de navigation prévaut, même dans les eaux territoriales de chaque pays. La Russie a donc quasiment privatisé le passage le long de ses côtes sibériennes.

•  Qui plus est, la Russie a déclaré que elle n'autoriserait désormais plus les bateaux militaires des pays de l'Ouest à passer par la route du Nord.

•  Comme le commente un spécialiste de la zone, il y a ici de quoi déclencher une vraie confrontation militaire – car bien sûr, plus la glace recule, moins les autres pays accepteront cette nouvelle donne dictée par la Russie.


Partie 3 : L’impossible préservation environnementale

•  Michel Rocard, après avoir joué un rôle primordial dans la sanctuarisation de l'Antarctique lorsqu’il était Premier ministre (dont il raconte ici les coulisses politiques), a tenté de faire de même avec l’Arctique après avoir été nommé ambassadeur des pôles en 2009. Il s’y est cependant cassé les dents, comme il l’a reconnu lui-même. Le Conseil de l'Arctique - le forum intergouvernemental de référence de la région - a refusé d'entendre ses arguments en faveur d’une sanctuarisation. L’Arctique prend aujourd’hui le chemin inverse de l’Antarctique, ce « territoire sans maître et dépolitisé » selon la formule du géographe Michel Foucher.

•  Dans la péninsule de Yamal (Russie), Total développe, pour un coût de 24 milliards d'euros, un immense projet d'extraction gazière destiné à exporter le combustible vers l'Asie et l'Europe. C'est le premier grand projet de gaz liquéfié en Arctique, qui a nécessité la construction d’un chemin de fer, d’un aérodrome, de lotissements capables de résister aux hivers glacials pour accueillir les travailleurs, etc. A son pic le site a pu accueillir plus de 30 000 travailleurs en même temps.

•  Les associations environnementales et les peuples locaux dénoncent ce type d’exploitations qui polluent les terres, l'eau pour la pêche, l'environnement en général. Ces destructions, et l'expropriation de pâturages, affectent directement la vie des peuples locaux.

•  « Aujourd'hui la question n'est pas de savoir si une catastrophe environnementale va arriver mais quand », estime Pia Hansso, directrice de l'Institut d'affaires internationales d'Islande. Une fuite de pétrole dans cette mer glacée serait une catastrophe irréparable : il n'existe pas aujourd'hui de technologie efficace capable de récupérer du pétrole en cas de marée noire dans des conditions glacières. 15 millions de tonnes de pétrole sont pourtant déjà transportés par les voies de l'Arctique russe.

•  Qui plus est, il faut avoir en tête que « le réchauffement de la zone arctique ne la transforme nullement en zone plus ou moins tempérée », explique Jean-Michel Valentin. « Il s’agit d’un environnement extrême, dû au froid polaire, au déchaînement de terribles tempêtes, aux icebergs » - or ce caractère extrême est accentué encore par le dérèglement climatique. En particulier, « la fragmentation de la banquise induit une prolifération d’icebergs qui constituent une menace majeure pour les plateformes pétrolières ».

•  Et ce sans parler du « nouvel âge du nucléaire russe, dont il reste à découvrir le niveau de fiabilité et de sécurité » écrit Jean-Michel Valentin : la construction des infrastructures sur la côte sibérienne et en mer nécessite en effet de « nouveaux apports massifs d’électricité », qui conduisent les scientifiques russes à construire des réacteurs nucléaires flottants, dont le premier modèle est entré en service cette année.


Partie 4 : Les années 2010 marquent l’entrée dans la danse de la Chine

•  La Chine lance de nombreuses expéditions dans la région depuis le début des années 2010.

•  Pour elle, le raccourci par la nouvelle route maritime du Nord est une aubaine : elle pourrait lui faire gagner jusqu'à 2 semaines sur les 48 jours de trajet maritime de Shanghai à Rotterdam.

•  La Chine déploie depuis plusieurs années des trésors de charme et de diplomatie pour séduire les pays nordiques. L’un de ses objectifs : obtenir des soutiens pour rentrer au Conseil de l'Arctique en tant que membre observateur. En 2013, l’Islande devient le 1er pays européen à signer un accord de libre-échange avec la Chine. Un mois plus tard, appuyée par l’Islande, la Chine fait son entrée au Conseil.

•  En février 2014, la Russie envahit la Crimée. Lorsque les sanctions américaines et européennes frappent la Russie, celle-ci choisit alors de s’allier à la Chine - qui, elle, n'a pas dénoncé l'invasion. Poutine bascule alors de l'Ouest vers l'Est : c'est un tournant. Deux mois plus tard, Poutine est invité en Chine par Xi Jinping (depuis lors, les deux dirigeants se sont rencontrés au moins une trentaine de fois d’après les estimations de spécialistes).

•  La Chine saute sur l'occasion. Elle signe un contrat colossal, de 370 milliards d'euros (l’équivalent d'1/4 du PIB de la France), qui prévoit que la Russie approvisionne la Chine en gaz pour 30 ans.

•  Trois ans plus tard, avec l’appui financier de la Chine, la Russie inaugure sa première usine de liquéfaction de gaz, bâtie en un temps record, et financée sans un seul dollar américain.

•  En quelques années Pékin devient le 1er investisseur en Arctique, impliqué dans des dizaines de projets miniers, gaziers et pétroliers, dont un projet titanesque de gazoduc entre la Russie et la Chine.

•  Les contrats signés ces 15 dernières années entre la Russie et la Chine dépassent les 500 milliards de dollars ; une somme faramineuse.

•  En échange de son soutien financier, la Russie offre à la Chine ce dont elle rêve : l'accès au grand Nord, à ses ressources et à sa route maritime - où pourrait passer 20% du trafic entre l'Asie et l'Europe d'ici 2050.

•  Mais la relation est basée sur un équilibre précaire. En janvier 2018 la Chine présente pour la 1re fois sa politique arctique et se définit désormais comme un “Etat proche-Arctique”- un statut qu'elle a inventé, fondé sur une toute nouvelle interprétation des cartes. Alors que géographiquement, la Chine n'a rien à voir avec l'Arctique (la distance Chine - cercle polaire est de 1450 km), les dirigeants chinois mettent en avant différents exemples liés au changement climatique pour justifier cette dénomination inédite.

•  Pour la Russie, cette dénomination d’« Etat proche-Arctique » est très désagréable à entendre. Désormais, la question pour la Russie est la suivante : jusqu'à quel degré peut-elle accepter que la Chine s'investisse toujours plus dans la zone ? S’agissant des hydrocarbures, tant que la Chine reste cliente, la Russie y trouve son intérêt. Mais dès qu’il s’agit de transports maritimes réalisés par des navires chinois (et non russes) et de bases flottantes posées par la Chine dans l'océan arctique central (situé dans les eaux internationales), la situation pose problème à Moscou, qui ne sait pas où placer la barrière.


Partie 5 : Avec le récent réveil des Etats-Unis, le début d’une nouvelle guerre froide

•  Le Conseil de l'Arctique, qui intéressait peu de monde jusqu’ici, n’a fait que gagner en ampleur politique et médiatique au fil de ces dernières années, à mesure que le réchauffement a gagné lui-même en considération.

•  La session de mai 2019 marque un tournant : pour la première fois, les Etats-Unis y dépêchent leur secrétaire d'Etat, qui, fait inédit depuis la création du conseil, prend la parole avant son ouverture. Mike Pompeo s'en prend aux deux grandes puissances actives dans la région, en commençant par la Chine : « Il existe seulement des Etats arctiques et des Etats non-arctiques. Il n'existe pas de 3e catégorie. La Chine peut prétendre le contraire mais cela ne lui donne droit à absolument rien ».

•  « Voulons-nous que l'océan Arctique se transforme en une nouvelle mer du Sud chinoise, étranglée par la militarisation ? » continue-t-il. Dans la salle c'est la stupeur. Le ton est agressif ; il tranche avec le style feutré qui prévaut depuis toujours dans ce Conseil.

•  Mike Pompeo ne s'arrête pas là. « Et il y a la Russie. Moscou exige déjà illégalement que les autres pays demandent la permission pour emprunter la route du Nord. Elle envoie des pilotes de l'armée russe pour aborder les navires et les menace d'utiliser la force militaire pour les couler s'ils n'obéissent pas. (...) On entend déjà leur bruit de bottes dans la neige ».

•  Ce discours marque une rupture. Pour la première fois de l'histoire du Conseil, les ministres ne réussissent pas à s'entendre sur la déclaration finale. Il est maintenant officiel que l'Arctique est devenue une véritable arène où les Etats-Unis veulent défier la Chine.

•  Les USA marquent ainsi leur retour sur la scène polaire qu'ils avaient délaissée depuis des années par rapport à leurs rivaux du grand Nord. Avec la fin de la guerre froide, l’Arctique avait largement perdu de son importance militaire pour le Pentagone. Et l'Alaska, seul Etat polaire des USA, loin de Washington, a longtemps été oublié du pouvoir. En réalité, les Etats-Unis ne se sont pas pensés jusqu'ici comme un Etat arctique. Il a fallu attendre 2015 pour qu'un président américain s'y rende pour la 1re fois : Obama été le premier à franchir le cercle polaire.

•  En 2017, Jean-Michel Valentin écrit que « les moyens alloués par les Etats-Unis dans cette région sont étonnamment faibles ».

•  Les choses semblent changer avec Trump. Celui-ci s'intéresse de près à l'Arctique, avec une préoccupation militaire, stratégique et géopolitique – mais jamais écologique, puisqu’il rouvre l'Alaska aux forages pétroliers, y compris dans les réserves naturelles. L'une de ses toutes premières décisions lorsqu'il arrive à la Maison Blanche est de repositionner les actifs militaires de lutte anti-sous-marine en Islande, pour surveiller les navires russes dans la zone. Une autre grande inquiétude des Américains tient à la présence de grandes sociétés chinoises dans la région : ils craignent qu’elles ne soient liées aux autorités militaires chinoises.

•  Une rumeur à l'été 2019 prend tout le monde de court : Trump aurait à plusieurs reprises lancé l'idée de racheter le Groenland au Danemark. La rumeur est confirmée par Trump lui-même dans les jours qui suivent. Le sous-sol du Groenland est riche en minerais précieux ; qui plus est, avec le réchauffement, le Groenland devient un port intéressant en termes d'accès au reste de la zone.

•  Ce n'est pas la première fois que les Etats-Unis tentent de racheter le Groenland : ils l’avaient déjà proposé en 1946, pour se protéger de l'URSS. L’offre de 100 millions de dollars au Danemark avait alors été refusée. Il en est allé de même pour cette seconde tentative en 2019, que le Danemark a refusé là encore catégoriquement.


Conclusion : Une poudrière

« Contrairement à Las Vegas, ce qui se passe dans l’Arctique ne reste pas dans l’Arctique » - Jane Lubchenco, scientifique et biologiste américaine

• En 2018 les pays occidentaux effectuent une démonstration de force spectaculaire en Norvège. L'Otan déploie 50 000 soldats, 65 navires et 250 avions ou hélicoptères. 31 pays participent à cette opération militaire - la plus massive depuis 30 ans. Les représailles sont immédiates : Moscou réplique par une série de tests de missiles, alors que les soldats de l'Otan sont toujours en manœuvre à quelques kilomètres de là.

•  Depuis, la Russie ne cesse de se rapprocher des navires américains dans la région, en testant leurs limites au maximum.

•  Le documentaire se termine par deux messages : « dans une telle poudrière, un simple incident pourrait entraîner un affrontement fatal en Arctique » ; « ce qui se passe en Arctique affectera le monde de manière majeure et changera le cours de la civilisation ».


Pour suivre les actus et enjeux de la zone, un bon compte Twitter en français : FranceArctique, tenu par Mikaa Mered, professeur de géopolitique des pôles Arctique et Antarctique (et conseiller scientifique du documentaire)


C’était le 28e numéro de Nourritures terrestres, la newsletter sur les enjeux de l’écologie (lien pour la recevoir). N’hésitez pas à partager ce numéro s’il vous a intéressé. Retrouvez tous les numéros précédents ici.

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